Cette discipline qu’on ne présente plus est aussi veille que le monde. Elle fut pratiquée lors des jeux olympiques du début 20e siècle avant d’être suspendu. Depuis lors elle est devenue pour beaucoup de personne comme un simple loisir, une simple distraction. C’est dans cette perspective que les populations la nomment ‘’ TOTO TIRE NAMA’’ dans le contexte Camerounais.

Sa pratique est pourtant très vulgarisée. D’ailleurs on
a vu les jeunes dans le cadre de la vie associative la pratiquer. On a ainsi
vu des équipe spontanées se former et remporter des victoires.
Dans une des émissions très prisées par la jeunesse Camerounaise
qui est diffusée sur les antennes de la Télévision Nationale
CRTV, la lutte à la corde est très pratiquée. Les spectateurs
en parlent avec un grand intérêt. Les quartiers de la ville et
les jeunes à travers le pays se préparent pour un jour prendre
à cette compétition.

Mais ce que les gens ne savent pas, c’est que depuis plus de quarante
ans, la fédération Internationale de lutte à la corde en
abrégé la TWIF a fait de la lutte à la corde une discipline
sportive au même titre que le FOOTBALL, le BADMINTON, le HAND ou le BASKET
et s’attèle à sa promotion, son développement et
à sa réintégration dans le concert des disciplines olympiques.
La TWIF organise des championnats du monde dans les diverses catégories.
Il existe à l’échelle européenne un calendrier très
chargé et très discuté.
Comme discipline sportive, la lutte corde dispose aussi des règles, des
lois anti-dopage. Mais ce qui est assez fascinant c’est la normalisation
de sa pratique. Ce travail a été long et fastidieux. Voilà
pourquoi lorsque pour la première fois la lutte à la corde a été
évoquée au Cameroun comme discipline sportive, beaucoup de personnes
ont été surprises. Certaines se sont même empressées
de la confondre à la lutte dont elle n’ont rien de commun.

La lutte à la corde se pratique par une équipe constituée
de 8 personnes. Elles sont classées en fonctions de leur poids. La corde
utilisée est faite par une matière spécifique répondant
aux normes de la TWIF. S’agissant de ses dimensions, sa circonférence
doit être comprise entre 10 et 12,5 cm. Sa longueur doit être d’au
moins 33,5m. la longueur du terrain doit être d’au moins 36 mètres.
Lorsque les joueurs commettent des fautes, ils sont sanctionnés. On peut
aller jusqu’à l’expulsion.
Voilà pourquoi les clubs pratiquant la lutte à la corde au Cameroun
comme distraction pour certains et comme sport d’entretien pour d’autres
sont déterminés à prendre parts aux prochaines compétitions
de la lutte à la corde. Ils ont décidé de création
de la Fédération camerounaise de la Lutte à la corde. Le
dossier déposé au Ministère de la Jeunesse et des Sports
suit son cours normal. Les lutteurs ont tous les regards orienté vers
la tutelle.
Dans le cadre du lancement de la campagne Marketing et de promotion du FESASEM
prévu le 23 juillet 2004, la lutte à la corde a été
retenue par le Comité technique d’organisation du FESASEM. Les
Responsables sont au four et au moulin et n’entendent pas perdre du temps.
Toute l’actualité sera disponible dans le site.

Les lutteurs Camerounais se disent prêts à relever le défis
avec les clubs américains, les suédois, les sud africains si jamais
l’occasion leur était donné. Dans cette perspective, la
TWIF est bien disposée à apportée toute son assistance
technique et tout son soutien au développement de ce sport au Cameroun.
De la à penser à une exhibition internationale de la lutte à
la corde ne sera pas une chose impossible. Qui vivra verra …